Santé et sécurité
Les Fiches Pratiques
Prévention des risques
- Risques à effet différés
- Risques psychosociaux
- Risques musculo-squelettiques
- Risques liés aux poussières de bois
- Risques liés aux manipulations des personnes dépendantes
- Risques liés aux fumées de soudage
- Risques en ateliers mécaniques
- Ambiance thermique
- Aération et assainissement
- Légionellose
- Amiante
Santé et emploi
Tout chef d'entreprise doit veiller à la santé et à la sécurité de ses salariés quelle que soit son activité. Il s'agit d'éviter tout autant les malaises, les infections diverses ou les maladies liées à une exposition quotidienne que les risques occasionnels chimiques, électrique ou encore d'incendie.
En vertu des principes généraux de la prévention des risques
définis à l'article L 230-2 du Code du travail, l'employeur doit réaliser une évaluation des risques (EVR) et la formaliser régulièrement dans un document unique.
Toute activité présentant des risques d'inhalation d'amiante par les employés doit être strictement réglementée. Un décret n°2006-761 du 30 juin 2006 renforce la protection des travailleurs contre les risques liés à l'inhalation de poussières d'amiante
(articles R.231-59 à R.231-59-18 du Code du travail). Si certains salariés plus vulnérables sont interdits de travaux comme les intérimaires ou les salariés en contrat à durée déterminé, par exemple, pour les autres, l'employeur doit procéder à une évaluation des risques communiquée à la médecine du travail. A la suite de ce diagnostic, le chef d'établissement devra assurer l'information et la formation de ses salariés aux risques avérés de l'amiante par l'établissement d'une notice de poste sur les consignes de sécurité ou encore la tenue de réunions de sensibilisation. Une formation sur l'emploi et le bon usage des équipements de protection tout comme une surveillance médicale spécialisée doivent aussi être mises en place. Par ailleurs, pour faire respecter les prescriptions tirées du dispositif de prévention, l'employeur a le droit d'user de son pouvoir disciplinaire autant de fois que nécessaire. Enfin, un salarié victime de l'amiante pourra engager la responsabilité de l'employeur devant le Tribunal des Affaires de la Sécurité Sociale. La victime pourra percevoir, sous certaines conditions, une indemnité de cessation anticipée d'activité.
Concernant les risques liés à la légionellose , deux Plans d'actions gouvernementaux couvrent la période 2004-2008. Ils sont destinés à réduire de 50 % l'incidence de la légionellose par le contrôle des établissements recevant du public, de santé, thermaux ainsi que les tours aéroréfrigérantes et les circuits d'eau chaudes vecteurs de la bactérie. Enfin, des diagnostics légionellose et des opérations de mesurages, répondant à des normes spécifiques, sont réalisables par des organismes agréés.
La gestion du risque incendie , également primordiale pour l'entreprise, est encadrée par le Code du travail qui contient des dispositions relatives notamment à la conception des locaux, aux systèmes d'alarme et de désenfumage et aux entraînements à l'évacuation.
Le fabricant comme le chef d'entreprise doit appréhender le risque chimique conformément au Code du travail et à la réglementation REACH qui prévoient l'étiquetage des produits, les fiches de données sécurité (FDS), les valeurs limites d'exposition professionnelle (VLEP) aux agents chimiques ainsi que l'information et la formation des salariés.
Enfin, une bonne organisation des conditions de travail participe à l'hygiène professionnelle des salariés. La bonne maîtrise de l'éclairage , de l'aération, de l'assainissement et de l'ambiance thermique devra être respectée au quotidien. Elles se concrétisent par l'application de bonnes pratiques ainsi que par le bon choix et l'usage optimisé des équipements.
L'entreprise peut avoir recours à un prestataire extérieur pour des opérations de maintenance ou des travaux d'entretien (plomberie, électricité...). Dans cette hypothèse, le chef d'entreprise extérieure comme celui de l'entreprise d'accueil doivent répondre à des obligations spécifiques. Pour organiser la prévention, le plan de prévention comporte les renseignements relatifs aux travaux des entreprises extérieures et à la gestion des risques y afférents. Un protocole de sécurité relatif aux opérations de chargement et déchargement pout tout type de marchandise doit aussi être mis en ?uvre.
Questions les plus fréquentes sur ce sujet
- Qu'entend-on par « matières dangereuses » dans la réglementation du transport de matières dangereuses » ?
- Le transport de matières dangereuses obéit à certaines règles particulières : quel en est le cadre juridique ?
- Existe-t-il des cas où l'on peut se dispenser des règles particulières du transport de matières dangereuses ?
- Quelle est la responsabilité civile du transporteur de matières dangereuses en cas de dommages causés aux tiers ?
- Quel risque de responsabilité pénale pèse sur le transporteur de matières dangereuses ?
- En quoi consiste la directive SEVESO ?
- Quelles sont les installations soumises à SEVESO ?
- Qu'est ce qu'une étude de dangers ?
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